La disparition des dinosaures

 

Commentaire AdB :

En mars 2001, deux géologues publient dans la revue Science le résultat d'analyses sur la teneur de roches argileuses en hélium 3 et 4 qui apporte un argument de plus en faveur du météorite tueur de dinosaures.

Depuis près de vingt ans, il ne reste que deux hypothèses pour expliquer la brutale disparition des dinosaures il y a 65 millions d'années. Un : une giga épouvantable apocalyptique éruption volcanique dont le dégagement atmosphérique aurait brutalement changé le climat de la terre. Deux : une giga épouvantable apocalyptique météorite dont l'impact aurait brutalement changé le climat de la terre.

Commentaire FM :

En ce début du 21è siècle, c'est cette dernière hypothèse qui semble prendre le dessus. Allons-y voir de plus près.

Depuis que la paléontologie existe, les chercheurs se sont au moins mis d'accord sur une chose : à la limite entre l'ère secondaire et l'ère tertiaire, les dinosaures qui dominaient la Terre depuis 165 millions d'années ont brutalement disparu. Cette énigme a poussé les scientifiques à étudier de très près la couche de sédiments qui correspond à cette limite, et en 1980, deux chercheurs américains découvrirent que cette couche présentait partout sur la terre une quantité anormalement élevée d'iridium. L'iridium est un métal normalement très rare dans la couche terrestre mais abondant dans certains météorites. Et aussi dans la lave de certains volcans.

 

Commentaire AdB :

Il y avait justement aux Indes les vestiges d'une éruption volcanique énorme, qui aurait pu être un bon candidat dinosauricide.

Volcan ou météorite, il fallut d'abord de nombreuses années pour convaincre la majorité des scientifiques que l'extinction soudaine des grands sauriens n'était pas un caprice de l'évolution reptilienne mais bien la conséquence d'une catastrophe planétaire.

 

Commentaire FM :

D'abord, les dinosaures ne furent pas les seuls à disparaître au même moment : on estime à 70 % le nombre des espèces terrestres ou aquatiques qui furent victimes de cette extinction en masse. Ensuite, l'accumulation des indices paléontologiques tendit à prouver que ces extinctions ne s'étaient pas déroulées sur des milliers d'années comme on avait été tenté de le croire, mais dans un temps très bref, à l'échelle de la paléontologie : quelques années, voire quelques mois. Il ne restait qu'à évacuer d'autres hypothèses plus contestables, jusqu'à ce qu'il ne subsiste que ces deux-là.

Commentaire AdB :

En plus de l'iridium, on trouva dans la couche géologique en question, des gouttes de roches fondues, des quartz qui montrent des défauts de structures, et des petites bouboules de nickel au nom joli nom de spinelles nickelifères, toutes choses bien plus familières des météorites et de leurs explosions que des éruptions volcaniques.

 

 

Commentaire FM :

Mais si c'était un météorite, il fallait qu'il eût des dimensions énormes, au moins 10km de diamètre, et l'impact d'un caillou de cette taille doit laisser sur la Terre une cicatrice monstrueuse. On chercha, et on trouva dans le golfe du Mexique les vestiges d'un cratère à demi submergé de 200km de diamètre, ainsi que des traces du raz-de-marée consécutif aux alentours. Indices concordants et preuves convergentes, le scénario s'affine donc en un terrifique film catastrophe dont voici la dernière version.

Commentaire AdB :

Un énorme météorite s'écrase donc sur la Terre, il y a 65 millions d'années. Au point d'impact, l'eau et les roches se vaporisent instantanément en une gigantesque boule de feu, accompagnée d'un colossal tremblement de terre. Cette explosion libère jusque dans la stratosphère une énorme quantité de poussière qui se répand en un voile opaque, et plonge la surface du globe dans l'obscurité pendant plusieurs mois. L'interruption de la photosynthèse entraîne le dépérissement général de la végétation, la mort des animaux qui s'en nourrissent, et la mort des animaux qui se nourrissent des animaux, c'est-à-dire l'interruption de nombreuses chaînes alimentaires.

 

Commentaire FM :

Quand la poussière retombe et que la lumière revient, seules repartent les plantes dont les graines ou les spores ont subsisté, et seules survivent les espèces dont la chaîne alimentaire a été épargnée, par exemple les tortues ou les crocodiles, de même les petits mammifères ou reptiles se nourrissant d'insectes ou de vers qui vivent dans l'humus. Et c'est ainsi que... vous connaissez la suite.

 

 

Commentaire AdB :

Encore quelques années de recherches, et l'énigme de la disparition des dinosaures a toutes les chances de disparaître elle aussi.